Pourquoi faire de la prévention primaire?
Une hausse sans précédent
Les TCAs chez les étudiants sont devenus un enjeu majeur de santé publique.
Sur un total de 8 897 étudiants universitaires comprenant 69% de femmes, la prévalence des TCAs a augmenté de 24% en 2009 à 46% en 2021.
Chaque catégorie de TCA a été mutlpliée par deux sur la période.
L'urgence d'agir plus tôt
50 % des personnes souffrant de TCA ne bénéficient pas d'une prise en charge médicale.
Or les complications somatiques liées à la chronicité de la maladie sont significatives et souvent assumées par les patients et les aidants.
50%
L'INSERM et la FFAB mentionne ce chiffre et ci-dessous vous trouverez une étude publiée au CAIRN qui étaye cet élément
La pertinence économique
Investir dans la prévention primaire peut produire un retour sur investissement (ROI) particulièrement élevé.
Prévenir les TCAs avant leur apparition, c'est préserver des trajectoires de vie, renforcer le pouvoir d'agir des jeunes et réduire des coûts humains et économiques considérables pour la société.
150€
Evaluation des bénéfices sociétaux générés pour chaque 1€ investi sur un horizon 8 ans
Agir sur l'image corporelle pour
prévenir l'apparition d'un TCA
Les troubles alimentaires ne surgissent pas par hasard. La recherche a permis d’identifier un enchaînement de mécanismes aujourd’hui bien documenté.
L’exposition à un idéal d’apparence socialement valorisé peut progressivement générer des préoccupations liées à l’image corporelle. Ces préoccupations constituent un point de bascule.
Elles peuvent ensuite entraîner deux types de réactions : des comportements de restriction alimentaire et|ou des affects négatifs (honte, anxiété, dévalorisation)
C’est cet enchaînement de mécanismes que la recherche décrit comme le Dual Pathway Model (Eric Stice)

TCA & iMAGE CORPORELLE
Facteur de risque
Les préoccupations liées à l'image corporelle telle que le dégoût de son corps, la surestimation de son poids, la honte de sa silhouette participent au terreau des TCAs
Facteur clé de succès
L'image corporelle est aussi le facteur de risque des TCAs le plus aisément modifiable et le plus influent (selon 4 études scientifiques)
4 études prouvées scientifiquement : 2013 - Jacobi et al. / 1990-2008 : 21 longitudinal studies (taille de l'échantillon = 44 182 principalement des adolescents) / 2020 – Parket & Harrigar / 2021 – Keski-Rahkonen / 2023 – Barakat et al.
National Eating Disorder Research Consortium, «Risk factors for eating disorders», janvier 2023 Barakat S, McLean SA, Bryant E, Le A, Marks P
FFAB : «Préventions primaires et secondaires des troubles des conduites alimentaires», juillet 2023. H Saoudi, S. Guillaume, C. Huas, N. Godart
